Présentation

LE CHIEN QUI FAIT LE LIEN

« C’était au temps où les animaux parlaient » Armengaud F., philosophe

« On est dans l’être et non dans l’avoir » Isabelle B., directrice de maison de retraite


  • Lien Knin est une association loi 1901, fondée en juin 2007 par Anne-Laure Vigier, ingénieur agricole, aux compétences d’éducatrice de chiens guides d’aveugles.
  • Elle est actuellement présidée par Sandrine Guihal, aide médico-psychologique (AMP) en maison d’accueil spécialisée (MAS).
  • L’association Handi’chiens d’Alençon et l’école des chiens guides d’aveugles d’Angers et de Lilles nous apportent leur soutien et nous ont proposé les 6 premiers chiens de l’association : des chiens d’assistance avec une éducation spécifique et pointue d’une durée moyenne de 2 ans, et adaptée à tous types de handicaps.
  • Le projet repose sur une volonté de départ forte : pouvoir proposer la présence et les bienfaits de chiens d’assistance à un échantillon de ‘personnes en situation de handicap’, plus large que celui des personnes non ou mal-voyantes et handicapées moteur.
  • Ainsi, Lien Knin s’est naturellement tournée vers les personnes âgées, les jeunes, adolescents et adultes handicapés moteurs, intellectuels ou polyhandicapés, accueillis en institutions spécialisées et médicalisées (ou non).
  • De plus, le projet pilote d’introduction de chiens résidents mis en place par l’AFIRAC* et l’association Handi’chiens en 1997, venait conforter les motivations et la structuration de ce projet.

  • Lien Knin, au service des personnes handicapées et âgées, est une association d’aide par la médiation animale qui a pour objectifs principaux : de solliciter, développer ou redéployer le potentiel cognitif, physique, moteur, psychosocial et affectif,… et d’apporter bien–être, envie et plaisir, grâce aux travails des chiens d’assistance et à l’équipe encadrante, constituée des intervenants de médiation animale et des professionnels de chaque structure.
  • Ce concept repose sur un animal : le chien, qui permet l’instauration rapide d’un contact chaleureux en constituant un stimulus simple, connu de tous et n’exigeant ni compétence particulière, ni performance de la part du participant.
  • C’est dans ce contexte et avec ces objectifs que Lien Knin veut faire valoir le concept de médiation animale qui se définit par :
    • une activité qui s’exerce sous forme individuelle ou de groupe à l’aide d’un animal familier, soigneusement sélectionné et entraîné, introduit par un intervenant qualifié dans l’environnement immédiat d’une personne chez qui l’on cherche à susciter des réactions visant à maintenir ou à améliorer son potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif. Quelles soient de type thérapeutique ou récréatif, les activités sont souples et adaptables – définition théorique.
    • un contact avec l’animal, un échange et un lien affectif, où des caresses, du toucher, de la douceur apportent de l’apaisement et rassurent les résidents ; c’est aussi le rappel de leur animal de compagnie où ils peuvent retrouver les gestes, les actes, le quotidien, les échanges, les émotions partagées et les bons moments, d’après Isabelle Boursier de la maison de retraite d’Orvault.
    • un concept qui permet à des personnes en perte d’autonomie ou dépendantes de se voir offrir la possibilité de vivre des moments privilégiés avec l’animal, de stimuler leurs émotions, leurs capacités de faire seuls,… d’après Sandrine Guihal de la maison d’accueil specialisée du Loroux Bottereau.

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Présentation et définition approfondies du travail de médiation animale

La philosophie Lien Knin


ETRE A L’ECOUTE DES EMOTIONS HUMAINES

Le référent en médiation animal est à l’écoute des émotions de la personne et du chien. S’y ajoute la connaissance des différentes pathologies qui peuvent générer des troubles émotionnels. Connaître, comprendre ces troubles pour pouvoir répondre de façon adaptée à certaine perturbation émotionnelle ainsi que pour éviter les situations qui les  produisent, semble nécessaire.

  • Que sont les émotions ? (bref rappel, d’après Maurice Reuchlin, psychologie, puf, 1979)

Les émotions sont en lien avec des situations et se caractérisent par l’intensité des impressions vécues, par la vivacité des réactions suscitées, on parle d’un état général d’émotion.

L’émotion peut se diversifier suivant les circonstances : la peur, la colère, l’anxiété, la joie, plaisir, rire etc.

L’expression du visage, le comportement, changent sous l’effet des émotions. On peut observer des modifications dans le fonctionnement organique : pâleur, rougeur, palpitations, sueurs froides, bouche sèche, des modifications du rythme cardiaque, respiratoire…

La même situation peut susciter des réponses émotionnelles comme moyen d’expression, notamment l’expression du visage, ces conduites constituent socialement un moyen de communiquer, éventuellement un moyen d’exercer une influence sur autrui.

Nous ne savons pas toujours ce que la personne pense ou ce qu’elle ressent. Parfois c’est possible de comprendre et parfois ça ne l’est pas. Ce qui est fondamental c’est de sentir que la relation existe et que la personne est bien là.

  • Accompagner les émotions

Nous parlerons de l’accompagnement des émotions plutôt que de gestion. Les  émotions ne sont  pas quantifiables.

Les laisser naître, les écouter, les  sentir permet à la personne de s’exprimer, d’extérioriser ce qu’elle ressent. Entendre les émotions comme un langage, c’est être  le témoin de son ressenti. Quelque chose se passe et se vit, qui va toucher, réactiver, réactualiser un souvenir enfoui, une blessure mal cicatrisée, une situation inachevée. L’émotion sera le langage, utilisé par le retentissement pour se dire.

1) Accompagner l’émotion suppose

Etablir une relation au travers d’une qualité de présence particulièrement fine et subtile.

  • Se taire, être présent, écouter, accueillir ce qui se passe chez l’autre.
  • Faire entendre sa propre respiration pour soutenir l’émotion.
  • Se rapprocher, se tourner vers celui qui ressent l’émotion.
  • Toucher peut-être, c’est-à-dire établir un contact.
  • Inviter à mettre des mots, non sur ce qui s’est passé, mais sur ce qui est remonté et se vit au présent chez le résidant envahi par l’émotion.
  • Confirmer le ressenti

Ainsi l’émotion se partage et se vit comme un langage.

2) Accompagner les émotions lors d’activités associant l’animal

Le fait de connaître l’histoire de la personne (en partie) peut nous aider à mieux comprendre certaines émotions ou d’éviter d’aborder certains sujets qui pourraient être douloureux, à moins que cela soit son choix d’en parler (= libération, extériorisation). Le référent est en relation étroite avec l’équipe pluridisciplinaire,  cela permet d’établir des actions de qualités.

Lorsque l’émotion naît le référent essai de comprendre pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qui lui a permis à ce moment  donné de réagir (émotionnellement ou/et par parole) ? Cela peut permettre de l’aider à poser des mots sur ses émotions. Savoir reconnaître simplement une envie d’être écouté.

Face à une émotion douloureuse, de colère, excessive… d’une personne, le référent peut ressentir une gêne. Son professionnalisme et ses compétences devront lui permettre de réagir d’une façon adaptée : ne pas stopper l’émotion, observer, rassurer, être empathique, apaiser sont les attitudes à adopter face à certaines situations délicates.

Le référent devra également se protéger (côté affectif) : prendre du recul, rester neutre, éviter de se mettre en souffrance, tout en prenant en compte la mesure de leur souffrance, la reconnaître, mais sans atteinte. Il ne faut pas qu’elle le mette en difficulté.

3) Accompagnement des émotions en groupe

Lorsque le référent organise une activité en groupe, il se peut parfois qu’une personne ressente une émotion qui la panique ou autre, dans ce cas il aura la personne à rassurer. Reconnaître sa souffrance tout en faisant attention à l’autre partie du groupe (d’où l’importance d’être deux parfois). Si la personne se sent écoutée  même brièvement, cela va l’apaiser…au référent de sentir…d’adapter. Il peut lui proposer de reporter sa discussion juste après l’activité s’il le désire car l’espace temps n’est pas bénéfique dans ces situations.

4) Le toucher : déclencheur d’émotions

Le contact tactile avec le chien peut se faire de différentes approches : spontanée ou proposée, caresse furtive, du bout des doigts, franche amicale, hésitante…et pouvant aller au gros câlin, à un contact de corps à corps. Le chien est un stimulateur, et déclencheur d’émotions. Il permet à la personne de s’exprimer à travers ses émotions.

Lors de cette approche extrême (du corps à corps), le référent sera à l’écoute du ressenti de la personne (et du chien développé dans un autre chapitre). Cette activité nécessite un cadre de travail suffisamment protégé, pour entendre la moindre respiration, observer le plus petit clignement de paupière, la petite lumière dans la pupille, le frémissement de la narine, la lèvre qui se soulève sans pouvoir prononcer de sons, repérer tous ces petits indices qui vont permettre de faire des hypothèses sur ce qui se passe à  ce moment là. Tant d’émotions partagées entre la personne, l’animal et le référent.

Conclusion

« Les émotions, sujet très complexe, peuvent passer par ici ou par là, l’essentiel c’est que l’autre existe et moi aussi dans une qualité de relation et de rencontre y compris au travers de ce que nous ne comprenons pas toujours et tentons simplement d’expliquer. L’être humain est fait d’une telle complexité, et nous le découvrons de jour en jour ». Mlle K. J., psychologue clinicienne

Pouvoir exprimer ses émotions nous permet de se sentir vivant, de pouvoir partager, d’être reconnu. Savoir lire, ressentir, sentir  les émotions les plus infimes chez certaines personnes lorsque leurs corps les handicapent, leur permettent de continuer à entrer en relation, en communion.

Rédigé par Isabelle L., maison de retraite du Bourgneuf.


LA GESTION DES EMOTIONS CANINES

Avant de parler d’émotions chez les animaux et plus particulièrement chez les chiens, il apparaît nécessaire de définir l’animal au sein de notre société actuelle : quel statut légal lui donne-t-on ?

De cette définition découlera la thématique que nous souhaitons aborder : les émotions d’un animal, ces mêmes émotions au sein d’un groupe d’animaux ou d’êtres humains.

  • Citons les articles juridiques suivants :

-     D’après l’article 9 de la loi n° 76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature :  » Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce « .

-      L’article 9 de la loi du 10 juillet 1976 lui a reconnu sa nature  » d’être sensible « .

-   On peut constater une évolution progressive de la jurisprudence qui reconnaît à l’animal  » une forme d’intelligence et de sensibilité  » (CA d’Amiens du 16 septembre 1992).

-     Le tribunal correctionnel de Strasbourg, dans un jugement du 19 mai 1982, a même été plus loin :  » depuis la loi du 2 juillet 1850, dite loi Grammont, les efforts du législateur ont tendu vers une protection plus grande et plus efficace de l’animal, devenu sujet de droit en 1976 « .

  • Une émotion – L’émotion

Le dictionnaire Larousse défini une émotion comme un trouble subit ou une agitation passagère causés par un sentiment vif de peur, de surprise, de joie, de colère, de stress,…

Les conduites émotionnelles peuvent être considérées comme un moyen d’expression, de communication et éventuellement un moyen d’exercer une influence sur autrui.

  • Les états émotionnels/les émotions des chiens

Si nous considérons que l’animal est un être sensible, comme l’être humain, nous pouvons alors parler d’émotions et de gestion de ces émotions chez les animaux.

Contrairement à nous, qui avons appris à cacher nos émotions, les chiens nous parlent d’eux avec les yeux. Il suffit de savoir les observer, d’être attentifs, et nous découvrons chez nos amis canins des émotions que beaucoup n’imaginent pas possibles (Humeur de chiens, Gandee Vasan, Hors Collection, octobre 2007) telles que la peur/l’anxiété, l’intérêt, l’excitation, le contentement (le plaisir, la joie),…

Chez le chien, le corps tout entier est source d’expression. La mobilité de ses oreilles, de sa queue, de ses pattes, de son corps et enfin de sa face lui permet, en combinant les signaux, d’exprimer toutes les sortes d’émotions et d’intentions. La façon dont il se tient, la manière dont il se déplace, permettent à ceux qui l’observent de savoir dans quelle disposition il se trouve. En règle générale, plus une espèce est sociale, plus le « langage » non verbal est élaboré. Pour un animal de meute, pouvoir communiquer avec ses congénères est une question de survie.

Pour appuyer le « langage » du corps, les chiens possèdent également un vaste répertoire de sons, de grognements, de hurlements, d’aboiements ou de pleurs. Ces vocalisations forment essentiellement un « langage » émotionnel.

Il est également probable que le toucher soit un élément important dans la communication canine. Ces animaux ont en effet de nombreux contacts tactiles et ceux-ci doivent certainement leur permettre d’échanger des informations, notamment sur les émotions et les intentions de chacun.

On peut regrouper les principaux sujets d’expressions chez le chien en trois groupes :

-       les relations sociales, comme les salutations, la dominance, la menace, la soumission et le marquage ;

-       les états affectifs, comme la peur (ex : un chien dans un nouvel endroit), l’excitation (ex : le départ en promenade ou le retour à la maison après une journée de travail), le contentement (ex : le chien qui se roule dans une substance tellement malodorante qu’elle ferait fuir tout humain) ou l’intérêt (ex : la découverte d’un nouveau jeu) ;  pour simplifier, nous pouvons classifier les émotions en deux grandes catégories : les émotions du plaisir et du déplaisir (Catherine Collignon).

-       les besoins et les désirs, comme la sollicitation au jeu ou la recherche d’attention.

(Le chien un loup civilisé, E. Terroni et J. Cattet, auteurs éditeurs, mai 2000, 331 pages).

Comment les gèrent-ils au sein d’une meute et dans leurs relations avec leur référent ?

Comment les gèrent-ils en séance de travail d’activités assistées par l’animal ?

  • Gestion de leurs émotions

Chez les animaux, nous pouvons parler de gestion des émotions plus que d’écoute de celles-ci (voir document sur l’écoute des émotions humaines).

Comme nous l’avons décrit ci-dessus, les chiens utilisent leur corps, l’émission de sons (sens large) et le toucher pour exprimer leurs émotions mais aussi pour les gérer. Ces 3 critères sont regroupés sous le nom de signaux d’apaisement.

Le chien peut gérer seul (en autonomie complète) ses émotions grâce à ce qu’il est (inné) et ce qu’il a appris au contact des hommes et de ses congénères. Un chien équilibré peut être capable de gérer très rapidement une ou plusieurs de ses émotions : un chien entre dans une pièce et découvre une grande statue sur laquelle il aboie, il peut rapidement gérer sa peur en allant vers elle et en l’identifiant visuellement et par l’odorat. Il n’aura pas eu besoin d’aide directe.

Le chien gère ses émotions au sein d’une meute, chiens ou êtres humains, grâce à des signaux d’apaisement qu’il exprime en permanence. Ces signaux d’apaisement servent à exprimer certaines de leurs émotions, à communiquer, à éviter certaines situations émotionnellement déstabilisantes et pour arrêter ou modifier un début d’interaction qu’il ne souhaite pas (calmer le maître trop nerveux, peur, insécurité,…) (Catherine Collignon).

Les signaux d’apaisement sont nombreux : nous en connaissons au moins 30 tourner la tête, plisser les yeux, se détourner, se figer, contourner, utiliser des mouvements lents, dévier le regard, se lécher la truffe, s’asseoir, se coucher, bailler, flairer, s’interposer, remuer la queue, la position d’appel au jeu, …  (Les signaux d’apaisement – les bases de la communication canine, Rugaas T., édition ‘Les éditions du Génie Canin’, octobre 2009, 88 p.).

Les chiens (strictement) entre eux sont capables de lire et décoder ces signaux : la plupart du temps, les émotions sont exprimées et bien gérées.

Tout se complique dans la relation homme-chien. L’être humain connaît peu le langage canin et comprend mal l’animal avec lequel il vit : nous sommes sur des modes de communication différents et tout en découle. Les chiens peuvent exprimer des émotions mais leur gestion est beaucoup plus difficile car le “feed back” n’est pas toujours approprié. Le chien doit alors “se débrouiller” et s’adapter.

Au cours d’une séance de travail de médiation animale, le travail de l’intervenant est d’être un référent (se référer : se rapporter à quelque chose qui sert de repères et/ou à quelqu’un qui fait “autorité”) et non un maître ou propriétaire (ce qui devrait être le cas dans toute relation homme/chien). En effet, ce dernier doit être capable de donner tous les éléments/données à son chien pour un travail “agréable” et qui donne envie à ce dernier de recommencer et recommencer, sans créer une relation de dépendance ou d’interdépendance (différence majeure entre un propriétaire de chien et un référent de chien). Ce point est capital car il permet au chien de mieux contrôler et gérer ses émotions qui sont nombreuses dans ce type de travail.

Exemple 1 : émotion de déplaisir/négative

- le duo intervenant/chien arrive dans un nouvel établissement et un “troupeau” d’enfants fonce sur le chien pour se mettre à genoux et le caresser.
- quelle est l’émotion émise par le chien ? la peur. Quelle est sa réaction logique (sans parler de chien d’assistance)? s’il le peut il fuit dans l’autre sens, mais il est tenu en laisse. Quelle solution lui reste-t-il, s’il se retrouve confronté seul à cette situation (réponse qui dépend également du caractère du chien)? être enseveli et appréhender la prochaine visite et rencontre avec ces mêmes enfants ; grogner et faire reculer les enfants et là ce sont les enfants qui ne voudront plus voir le chien (et le directeur de l’établissement!!).
- c’est là que le rôle du référent intervient : il doit gérer la peur de son chien (car c’est bien à lui d’intervenir surtout dans les premiers temps) et les émotions vives des enfants. La meilleure réponse est de s’interposer entre les 2 (ce qui correspond à un des signaux d’apaisement) afin d’expliquer aux enfants comment approcher un animal, afin de “protéger” (dans le sens émotionnel et physique) son chien à qu’il faut faire comprendre qu’il s’agit d’une situation simple et banale (qui ne l’est pourtant pas!).

Exemples 2 et 3 : émotions de plaisir/positives

-  lors d’un exercice de rapport d’objet : le chien rapporte l’objet au participant en faisant le genou, une récompense lui est présentée en échange de son travail, à ce moment précis le chien montre un fort intérêt et s’excite en mettant “en danger” le participant : le référent doit alors canaliser son chien afin qu’il prenne la récompense doucement. Il doit lui apprendre à gérer cette émotion positive en le contenant, en marquant un temps d’arrêt et en le calmant.

-  le duo intervenant/chien arrive en structure et le chien voit l’encadrant du projet à qu’il manifeste une grande joie : cette excitation, émotion positive, n’est pas à ‘canaliser’ par le référent car elle signifie concrètement que le chien a fait une très bonne association travail/plaisir.

En procédant ainsi avec constance, le chien s’appuiera sur son référent et sur la relation forte et équilibrée qu’il aura avec celui-ci, sans s’en alimenter. Il pourra travailler avec autonomie et plaisir auprès de centaines de personnes/participants, accompagné de son référent, car il saura gérer ses émotions tout en laissant certaines s’exprimer totalement.

Nous pouvons aller plus loin dans cet argumentaire en soulignant que la situation idéale pour ces chiens d’accompagnement social est le travail en “binôme canin” auquel s’ajouterait le référent. La complémentarité des races est également un atout majeur (Golden et Labrador par exemple).

Les chiens sont des êtres sociaux : ils vont donc dépendre des autres individus de la meute. A partir du moment où nous décidons de les introduire dans notre vie, pour travailler ou non avec eux, nous devenons “leur meute”. Il est alors de notre devoir de chercher à les comprendre et donc de les aider à exprimer et gérer leur émotions, car ils seront en permanence en interactions avec nous. La gestion des émotions des chiens passent par l’aide de l’homme, celle de ce dernier peut  passer par le “comportement empathique” des chiens.

  • Des ouvrages à lire

-       Le chien un loup civilisé, E. Terroni et J. Cattet, auteurs éditeurs, mai 2000, 331 pages.

-       Communiquer avec les animaux, Laila Del Monte, éditions Véga, 2008, 248 p.

-       Dans le sens du poil, Nicolas Cornier, édition Le cherche du midi, 2008, 127 p.

-       Les signaux d’apaisement – les bases de la communication canine, Rugaas T., édition ‘Les éditions du Génie Canin’, octobre 2009, 88 p.

-       Catherine Collignon : Animalin, éducatrice en reeducation comportementale.

Rédigé par Lien Knin.

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* Association Française d’Informations et de Recherches sur l’Animal de Compagnie.


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